| [中法对照]法国驻华大使谈抵制奥运采访全文 |
http://www.yuanFr.com 编辑:yuanFr 发布时间:2008-4-19 | |
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法国驻华大使苏和4月15日接受采访的全文(由使馆翻译) Transcription d’une interview accordée à Phoenix News Des voix s'élèvent pour critiquer la mauvaise protection accordée à la flamme olympique à Paris par les autorités françaises, qu'en pensez-vous ? Hervé Ladsous : Merci de me donner l’occasion de vous donner mes réactions sur ces questions. A propos du passage de la flamme olympique à Paris, qui était effectivement un événement majeur, je dois dire que le gouvernement français a pris toutes les mesures qu’il était possible de prendre : nous avons mobilisé 3000 policiers, jamais on n’avait vu cela dans la capitale française. Je sais que cela a été traité comme une visite d’état, ce qui montre l’importance que le gouvernement français attachait au passage de la flamme à Paris. Alors c’est vrai, il y a eu des incidents regrettables - j’utilise ce mot à dessein - mais la mobilisation a été totale, personne ne peut dire le contraire. Il me semble d’ailleurs que le gouvernement chinois n’a pas dit le contraire. Des citoyens chinois proposent de boycotter des marques françaises, qu'avez-vous à leur dire ? HL : J’ai pris connaissance effectivement de ces appels au boycott d’entreprises et de produits français qui circulent sur Internet et par SMS. Je trouve que, franchement, c’est une idée absurde. Vous comprenez bien que la réalité d’une relation, une relation économique, une relation de travail, repose sur des échanges. Les entreprises en question, y compris Carrefour mais également beaucoup d’autres, ont des dizaines de milliers d’employés chinois, vendent pour l’essentiel des produits faits en Chine, donc un appel au boycott reviendrait en réalité à boycotter des produits, des ouvriers et des employés chinois. Je crois que ce n’est pas sérieux, tout simplement. Nous devons au contraire avoir une vision constructive de l’avenir et ne pas remettre en question, ou mettre en péril, sur des réactions épidermiques dirais-je, ce qui fait la force de nos relations commerciales, économiques et de tous ordres.相反的是,我们应该有一个面向未来的眼光,不要使我们两国经济、贸易和其它关系因为一些—我想说----过激的反应,而受到损害,或者使其处于危险境地。 J’ajouterai une chose : dans l’histoire, on a toujours constaté que les appels au boycott étaient inefficaces, dans tous les sens. Donc pour résumer, il est aussi absurde d’appeler au boycott d’entreprises ou de produits français en Chine qu’il serait absurde d’appeler au boycott de produits chinois en France. D'après votre longue expérience de la Chine, quels autres moyens les citoyens chinois ont-ils d'essayer de convaincre les Français du bien fondé de leur point de vue? HL : Il est évident pour nous que les jeux olympiques, qui sont une fête universelle, une fête de l’amitié, une fête de la jeunesse, une fête du sport, il est évident que ces jeux olympiques de Pékin 2008 doivent être un grand succès pour tous les participants. Pour tous ceux qui pendant 17 jours vont vibrer devant les images qui proviendront de votre capitale. Alors je pense que ce qu’il faut c’est continuer à travailler, et continuer à expliquer aussi car c’est vrai qu’il n’y a pas toujours une perception suffisante des problèmes qui peuvent exister. C’est l’une des raisons qui font, d’ailleurs, que nous avons depuis très longtemps - nous et tous les autres pays - invité le gouvernement chinois à la plus grande transparence, à la liberté pour les médias, à la possibilité d’aller partout - y compris au Tibet - pour voir ce qui s’y passe et apprendre de la réalité pour mieux comprendre. Je crois que c’est un message très important. Nous n’avons cessé de le répéter avec d’autres, et pour résumer c’est cela : la liberté d’informer, la liberté de comprendre, la liberté de voir, et de faire son jugement. C’est peut-être cela le plus important actuellement. Les Chinois comprennent-ils bien la position officielle française? HL : Je crois qu’il faut dissiper beaucoup d’ambiguïtés. Des ambiguïtés qui n’ont pas lieu d’être. La réalité, quelle est-elle ? La réalité c’est que la France est l’amie de la Chine. Et depuis longtemps. Et elle souhaite le rester pour très longtemps. La réalité c’est que la France respecte totalement la Chine et sa souveraineté, donc qu’on n’aille pas dire que la France a des idées bizarres sur le Tibet : nous savons que le Tibet est une question qui relève de la souveraineté de la République populaire de Chine et nous ne transigerons jamais là-dessus. Mais en même temps, étant l’ami sincère, intime, de la Chine, nous pensons qu’il est de notre devoir de dire à nos amis : « Il y a un problème, quand-même, et nous sommes prêts à vous aider à résoudre ce problème si vous le souhaitez. ». Ce n’est évidemment pas une obligation, c’est tout simplement une disponibilité que nous marquons. La disponibilité pour quoi ? Pour essayer de faire en sorte qu’un processus de dialogue puisse redémarrer après les images terribles que nous avons vues le mois dernier : nous avons vu des Han et des Hui massacrés, des boutiques Han brûlées, détruites. Nous avons vu aussi des Tibétains tués ou blessés. Tout cela nous cause beaucoup de chagrin, beaucoup d’émotion, et beaucoup de regrets, et le vœu que nous formons depuis le début est que cette situation difficile soit surmontée. D’après notre expérience il n’y a pas d’autre solution en général, dans ce type de situation, que le dialogue. Alors, le dialogue, selon des modalités qu’il appartient au gouvernement de la République populaire de Chine de décider, mais il y a eu par le passé dialogue entre le gouvernement chinois et le Dalaï-Lama à six reprises et c’était la Chine qui en avait pris l’initiative. Donc nous formons le vœu que d’une manière ou d’une autre, ce dialogue reprenne. Et nous disons simplement : « Nous sommes les amis de la Chine, nous sommes à votre disposition si nous pouvons vous aider en quoi que ce soit ». C’est le sens de la position prise par les autorités et par le gouvernement français, et c’est une position, je crois, qui est parfaitement compréhensible. Pouvez-vous nous dire si le Président français compte assister à la cérémonie d’ouverture des jeux olympiques ? HL : Le Président de la République, effectivement, n’a pas encore décidé. Pour le moment il a dit très clairement que toutes les options restaient ouvertes. Je n’ai rien à ajouter à ce qu’a dit le Président de la République à ce sujet. Des rumeurs courent à propos d’un éventuel soutien financier de Carrefour à l’action du Dalaï-Lama, que pouvez-vous nous dire à ce sujet ? HL : C’est évidemment à Carrefour de répondre à cette question. Je comprends qu’ils l’ont déjà fait en démentant toutes ces allégations qui circulent et en disant d’ailleurs qu’ils se réservaient d’y apporter des suites judiciaires. Donc je pense qu’il s’agit d’accusations absurdes, mais encore une fois c’est à Carrefour qu’il revient de vous répondre sur ce point précis. J’ajouterai une chose aussi : vous connaissez l’engagement de Carrefour dans les jeux olympiques de Pékin : depuis le début ils ont soutenu la candidature de Pékin, et depuis lors ils ont constamment apporté toute leur aide à l’organisation des jeux. Leur action vise à contribuer à ce que ces jeux soient un succès, donc je crois qu’il ne faut surtout pas faire de procès d’intention. |
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| 来源:法国驻华大使馆网 | |
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