| 法汉对照:巴黎的中国卖淫女 |
http://www.yuanFr.com 编辑:yuanFr 发布时间:2006-5-29 | |
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Les marcheuses de Belleville Enquête On les appelle les "marcheuses" : soucieuses de ne pas attirer l'attention de la police, elles font le trottoir mine de rien, avec l'air de se promener. Parfois à deux, bras dessus, bras dessous, mais souvent seules, elles arpentent les rues de Paris en se faisant le plus discrètes possibles, sans rien de sexy dans le vêtement, ni de racoleur dans l'allure. Les prostituées chinoises sont les dernières arrivées, parmi les milliers de migrants, victimes ou bénéficiaires de l'immense vague déclenchée depuis la politique d'ouverture - commerciale et frontalière - de l'ancienne République maoïste. Les premières prostituées chinoises sont apparues dans le quartier de Belleville (20ème arrondissement), il y a sept ou huit ans. En 2003, elles n'étaient pas plus de 100, selon les estimations des services de la préfecture de police. Mais aujourd'hui, on pense qu'elles sont plusieurs centaines mais c'est très difficile à dire car le turnover est important. Il y a toujours des nouvelles têtes et d'autres qu'on ne revoit plus. Une étude, publiée en mars par le Bureau international du travail (BIT), sur Le trafic et l'exploitation des immigrants chinois en France, notent que c'est, à partir de 1997, que le phénomène s'est développé, avec l'arrivée en France des émigrées du Dongbei (ex-Mandchourie). Dans cette région de la Chine du Nord, des millions de salariés des usines d'Etat, des femmes le plus souvent, se sont retrouvés au chômage, victimes de la restructuration de l'industrie. Parmi les arpenteuses de Belleville, beaucoup, dans une autre vie, ont été cadres ou employées. La plupart ont laissé en Chine leurs enfants dont elles veulent payer les études. Ne parlant pas le français et venant d'un pays où tout se monnaie et s'achète, elles sont une proie facile pour les arnaqueurs aux petits pieds comme pour les mafieux patentés. Ce réseau peu connu sur Paris, se propage et personne n’en parle. Qui sont réellement ces femmes ? Que cherchent-elles ? Pourquoi venir en France ? De Belleville à Shenyang, la capitale du DongBei en Chine, Patricia Wong, jeune journaliste chinoise installée en France depuis deux ans, a enquêté pendant plusieurs mois sur ces prostituées d'un autre type. Discrètes, insaisissables, la plupart ont la cinquantaine, n'ont pas de souteneur et ne ressemblent en rien aux autres prostituées parisiennes. Les marcheuses de Belleville Un reportage de Patricia WONG, Ivan CERIEIX, Eléonore MANEGLIER 法汉对照: Enquête On les appelle les "marcheuses" : soucieuses de ne pas attirer l'attention de la police, elles font le trottoir mine de rien, avec l'air de se promener. Parfois à deux, bras dessus, bras dessous, mais souvent seules, elles arpentent les rues de Paris en se faisant le plus discrètes possibles, sans rien de sexy dans le vêtement, ni de racoleur dans l'allure. Les prostituées chinoises sont les dernières arrivées, parmi les milliers de migrants, victimes ou bénéficiaires de l'immense vague déclenchée depuis la politique d'ouverture - commerciale et frontalière - de l'ancienne République maoïste. Les premières prostituées chinoises sont apparues dans le quartier de Belleville (20ème arrondissement), il y a sept ou huit ans. En 2003, elles n'étaient pas plus de 100, selon les estimations des services de la préfecture de police. Mais aujourd'hui, on pense qu'elles sont plusieurs centaines mais c'est très difficile à dire car le turnover est important. Il y a toujours des nouvelles têtes et d'autres qu'on ne revoit plus. 但如今,她们有数百之众,然而因为大幅度的流动,很难具体说清。总是有新来的,其它的却再也看不见了。 Une étude, publiée en mars par le Bureau international du travail (BIT), sur Le trafic et l'exploitation des immigrants chinois en France, notent que c'est, à partir de 1997, que le phénomène s'est développé, avec l'arrivée en France des émigrées du Dongbei (ex-Mandchourie). Dans cette région de la Chine du Nord, des millions de salariés des usines d'Etat, des femmes le plus souvent, se sont retrouvés au chômage, victimes de la restructuration de l'industrie. Parmi les arpenteuses de Belleville, beaucoup, dans une autre vie, ont été cadres ou employées. La plupart ont laissé en Chine leurs enfants dont elles veulent payer les études. Ne parlant pas le français et venant d'un pays où tout se monnaie et s'achète, elles sont une proie facile pour les arnaqueurs aux petits pieds comme pour les mafieux patentés. Ce réseau peu connu sur Paris, se propage et personne n’en parle. Qui sont réellement ces femmes ? Que cherchent-elles ? Pourquoi venir en France ? Discrètes, insaisissables, la plupart ont la cinquantaine, n'ont pas de souteneur et ne ressemblent en rien aux autres prostituées parisiennes. |
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